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Emploi – Jeunesse et Migrations : Quels défis et opportunités pour les SPE ?

17.09.2019 to 19.09.2019

INSCRIPTION 

PROGRAMME

 

Informations Pratiques

 

L’Agence Nationale Pour l’Emploi (ANPE) du Mali en collaboration avec le Fonds National pour l’Emploi (FNE) du Cameroun, organisent avec le soutien du Secrétariat Exécutif de l’Association Mondiale des Services d’Emploi Publics (AMSEP), une conférence internationale sur le thème : « Emploi – Jeunesse et Migrations : Quels défis et opportunités pour les SPE ? ».

 

 

 

L’organisation conjointe de cet évènement par les deux Services d’Emploi Publics (SPE) du Cameroun et du Mali s’inscrit en droite ligne de la Stratégie à Long Terme (SLT) de l’AMSEP, dont l’un des axes majeurs porte le renforcement de la coopération entre SPE.

 

 

 

Ainsi, du 17 au 19 septembre 2019, les dirigeants des SPE membres de l’AMSEP, des Experts internationaux, des personnes ressources spécialistes des questions de jeunesse, d’emploi et de migration et des partenaires institutionnels se retrouveront dans la capitale Camerounaise pour réfléchir et proposer des pistes de solutions à ces épineuses questions auxquelles tous les pays sont confrontés.    

 

 

 

 

 

Sagissant de la thèmatique, nul besoin aujourd’hui de rappeler les liens étroits entre les problématiques d’emploi, de jeunesse et de migrations, partout dans le monde.

 

 

 

En effet, toutes les analyses réalisées convergent sur l’idée force que les jeunes jouent un rôle de développement important dans leurs communautés d’origine mais également au sein des sociétés qui les accueillent et contribuent de manière forte à l’atteinte des objectifs de l’Agenda 2030 notamment sur ses parties concernant l’Education (4), l’emploi (8) mais également sur la question de la réduction des inégalités (10).

 

 

 

Les SPE dans leurs stratégies de lutte contre le chômage, le renforcement de l’employabilité des jeunes, la promotion de la migration professionnelle et la lutte contre la migration irrégulière et le trafic de migrants ne peuvent donc que se mobiliser pour contribuer à une meilleure inclusion sociale de ces jeunes dans leurs pays d’origine ou d’accueil.

 

Il était donc d’une importance capitale pour l’AMSEP et ses partenaires de s’interroger sur la thématique afin de mieux outiller ses SPE membres en vue d’y trouver des réponses appropriées et adéquates.

 

 

 

Ce thème central sera développé à travers les sous-thèmes suivants :

 

 

 

·         La problématique du chômage des jeunes dans le monde et en Afrique en particulier dans un contexte de mondialisation et de globalisation reste l’enjeu majeur à relever pour grand nombre de pays

 

 

 

De nombreuses études, en particulier le rapport « Emplois et questions sociales dans le monde » annuel du Bureau International du Travail, mettent en évidence que, dans les pays en développement, la réduction de la pauvreté au travail n’avance pas suffisamment vite pour compenser l’expansion de la population active, notamment des jeunes.

 

Par ailleurs, les effets de la mondialisation et de la globalisation ont profondément modifié les équilibres déjà fragiles sur le marché du travail et entraîner des conséquences importantes sur le positionnement des jeunes sur le marché du travail.

 

 

 

·         Le cadre réglementaire et législatif de migration dans le monde et en Afrique : hier, aujourd’hui et demain (La migration de travail ou la mobilité professionnelle : dispositions internationales, régionales et sous régionales)

 

 

 

La convention de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) sur la migration pour l’emploi de 1949 (n° 97) forme un cadre de base pour la législation et la pratique nationale en matière de migration économique. Elle demande aux États qui l'ont ratifiée (49 à ce jour) de faciliter les migrations internationales en faveur de l'emploi en s'assurant qu'il existe un service gratuit approprié chargé d'aider les travailleurs migrants et de leur fournir des informations exactes et en prenant les mesures qui s'imposent contre la propagande trompeuse concernant l'émigration et l'immigration. La convention contient également des dispositions prévoyant une protection médicale suffisante des travailleurs migrants et le transfert des gains et de l'épargne. Les États doivent accorder aux immigrants qui se trouvent légalement sur leur territoire un traitement qui n'est pas moins favorable que celui qu'ils accordent à leurs ressortissants dans un certain nombre de domaines tels que les conditions d'emploi, la liberté syndicale et la sécurité sociale.

 

 

 

Par ailleurs, la convention de 1975 (n°143) prévoit des mesures pour lutter contre l'émigration clandestine et l'emploi illégal, et par ailleurs, demande que tout État qui l'a ratifiée s'engage à respecter les droits fondamentaux de tous les travailleurs migrants. La convention élargit également la portée de l'égalité de traitement entre les travailleurs migrants résidant légalement dans un pays et les travailleurs nationaux au-delà des dispositions de la convention de 1949 de façon à garantir l'égalité de chances et de traitement en matière d'emploi et de profession, de sécurité sociale, de droits syndicaux et culturels, et de libertés individuelles et collectives, aux personnes qui, en tant que travailleurs migrants ou en tant que membres de la famille, se trouvent légalement sur le territoire de l'État l'ayant ratifiée. Elle demande également aux États qui l'ont ratifiée (29) à ce jour de faciliter le regroupement familial des travailleurs migrants résidant légalement sur leur territoire.

 

 

 

Au-delà de ces textes fondateurs et très récemment, Le Pacte Mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières est un texte international émanant des pays membres de l’ONU. Il est issu d’un processus ouvert par la Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants, votée à l’unanimité par l’Assemblée générale des Nations unies le 19 décembre 2016.

 


Avec ce texte, les pays signataires cherchent à mieux coopérer sur le sujet des migrations. Il repose aussi bien sur les droits de l’Homme que sur les réalités auxquelles font face les États (sécurité, contrôle des frontières).

 


Au total, 23 propositions sont énoncées pour aider les pays signataires à faire face aux migrations. L’objectif : faciliter la gestion de ces mouvements de population entre les pays d’origine, ceux de transit et ceux de destination. Concrètement, le pacte propose une meilleure coopération entre les États pour éviter tout décès lors d’un trajet migratoire et sauver des vies en mer. Enfin, le texte cherche à renforcer la lutte contre la migration irrégulière entre les Etats.

 


Le pacte de Marrakech s’attaque également au trafic d’êtres humains. En signant ce texte, les pays s’engagent à renforcer la lutte contre le trafic et la traite des migrants ainsi que dans le démantèlement des réseaux de passeurs. En 2016, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC) estimait que le trafic de migrants avait rapporté environ 6 milliards d’euros aux réseaux de passeurs.

 

 

 

A l’échelle du continent africain, L’Union Africaine a également lancé des programmes afin d’organiser et de faciliter les migrations légales à l’échelle du continent par la favorisation d’échanges entre les différentes parties prenantes notamment dans le cadre du Protocole de l’UA relatif à la libre circulation des personnes, au droit de séjour et au droit d’établissement.

 

 

 

·         L’influence de la migration sur les marchés nationaux de l’emploi

 

 

 

L’impact économique et social des migrants est souvent difficile à évaluer. Cependant, ce qui ressort de nombreuses études menées par des Etats ayant eu à gérer des flux migratoires importants, c’est que la mise en place de réelles politiques d’intégration sont efficaces et favorisent la contribution des migrants à l’emploi, aux finances publiques et à la croissance des pays hôtes mais également de leurs pays d’origine.

 

 

 

Il est important ici de distinguer deux catégories de migrations.

 

D’une part, la migration choisie, préparée, qui, dans un certain nombre de situations est issue d’accords entre pays en manque de ressources humaines dans certains secteurs et de pays peinant à trouver des solutions d’emplois pour leurs ressortissants.

 

D’autre part, la migration subie qui cristallise souvent toutes les tensions et qui nécessitent une forte adaptabilité à la fois des migrants et des services en charge de leur accueil avec, bien évidemment, des différences importantes de prise en charge des migrants tant sur le plan social que sur le plan de l’intégration sur le marché du travail (autorisation de travail, accès à la formation, accès à l’emploi, droits sociaux,.)

 

 

 

·         La gestion de la migration de main d’œuvre des jeunes : quels rôles des SPE

 

 

 

L’ensemble des problématiques précédentes posées, il est assez aisé d’en déduire l’importance capitale que peuvent et doivent jouer les Services Publics d’Emploi dans la prise en charge de ces questions.

 


Les textes légaux nationaux constituent bien sûr le cadre d’interventions des Services Publics d’Emploi et guident la réflexion mais aussi la mise en place des offres de services Adhoc.

 

 

 

Par ailleurs des programmes spécifiques ont d’ores et déjà été mis au point afin de favoriser la collaboration entre les SPE afin de les aider à construire les offres de services les plus adaptées.

 

 

 

L’expérience des Services Publics d’Emploi dans la prise en charge des publics vulnérables peut, sans nul doute, apporter une plus-value cruciale dans la gestion de ces questions et sont des acteurs incontournables dans les actions tant au niveau du repérage des publics concernés que dans la mise en œuvre d’offres de services spécifiques, souvent d’ailleurs en partenariat avec d’autres acteurs.

 

 

Address: 
Yaoundé
Pays: 
Cameroun
Region: 
Afrique