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L’IMPLICATION DES SERVICES PUBLICS D’EMPLOI DANS LE DÉVELOPPEMENT DE L’EMPLOI VERT

11.12.2018 to 13.12.2018

Programme

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La croissance économique mondiale a augmenté en 2017, pour se situer à 3,6 %. Pourtant, le taux de chômage reste élevé, avec plus de 190 millions de chômeurs sur les cinq continents.

Ce chiffre cache toutefois d'importantes disparités entres les différentes régions du monde.

 

Les pays développés devraient bientôt entrer dans leur sixième année consécutive de baisse des taux de chômage, tandis que les pays émergents et en développement enregistrent une hausse continue et significative de ces mêmes taux, sous l’effet, notamment, de forts ralentissements économiques en partie dus à la chute des prix des matières premières dans bon nombre de grandes économies. 

 

Les prévisionnistes annoncent une augmentation du nombre de chômeurs dans les pays en développement de l’ordre d’un demi-million par an en 2018 et 2019 (le taux de chômage restant aux alentours de 5,3 %).

 

En Afrique, plus particulièrement, la croissance économique attendue est estimée à 2,1 % avec encore des disparités nationales au regard de la capacité d’exportation des pays. Cependant, le taux de chômage en Afrique subsaharienne a atteint un alarmant 7,2 % en 2017 avec, de surcroît, le taux d’emploi vulnérable le plus élevé au monde, qui se maintient aux environs de 66 %. Cela signifie qu’en 2018 près de 9 millions de personnes se trouvent en situation de vulnérabilité.

 

Les économies africaines et, a fortiori, de l’Afrique subsaharienne sont donc confrontées au défi de garantir une croissance inclusive en résistant à la forte volatilité des prix des matières premières. Et cela dans un climat géopolitique parfois défavorable et dans un contexte de changement climatique important.

On voit sans trop de difficultés la nécessité pour les Etats d’évoluer vers une diversification économique durable pouvant donner des résultats positifs en matière de développement de travail décent et de réduction de la pauvreté.

 

Le Tchad n’échappe pas à ces constats et le Gouvernement a pris des grandes décisions afin de favoriser le développement d’emplois dans des secteurs porteurs répondant à la fois aux grands enjeux de développement durable et aux besoins et attentes des citoyens. Et ce sur l'ensemble du territoire.

 

Les études menées au niveau mondial montrent toutes sans exception que le processus de transition vers une économie durable implique immanquablement la création de nouveaux postes et emplois, et de meilleure qualité.

 

On trouve ces emplois dans un grand nombre de secteurs de l’économie, de l’approvisionnement énergétique au recyclage, en passant par l’agriculture ou encore la construction et les transports. Ils contribuent à diminuer la consommation d’énergie, de matière première et d’eau grâce à des stratégies d’amélioration du rendement, à réduire les émissions de carbone dans l’économie, à minimiser ou à éviter totalement toutes les formes de déchets et de pollution et à protéger et restaurer les écosystèmes et la biodiversité ». (Source Rapport du PNUD)

 

Le gouvernement Tchadien, au regard de ces caractéristiques souhaite, dans un premier temps plutôt s’orienter vers la préservation de l’environnement, la rénovation de son agriculture ainsi qu’à la transformation des produits agricoles.

 

En effet, une volonté forte de diversifier l’économie est au cœur des préoccupations gouvernementales. Plus de 39 millions d’hectares cultivables sont disponibles et ne demandent qu’à être exploitées ainsi que le produit des récoltes transformés.

 

Cette agriculture « rénovée » et durable peut créer des emplois salariés dans les exploitations de tailles diverses, de diversifier les sources de revenus à la faveur d’une transition vers l’agriculture de conservation qui permet de maintenir et d’améliorer le potentiel agronomique des sols tout en conservant une production régulière, rentable et respectueuse de la planète.

 

Complétée par des mesures de soutien aux travailleurs, l’adoption de l’agriculture de conservation peut contribuer à la transformation structurelle de l’agriculture nationale. 

 

En parallèle, la conversion à une économie circulaire qui met l’accent sur la réutilisation, le recyclage, la remise à neuf et la réparation des biens peut également constituer un vivier important d’emplois ces activités remplaçant le modèle traditionnel d’«extraction, production, utilisation et élimination».

 

Challenge séduisant et porteur d’un développement intéressant pour une nation me direz-vous ?

Bien évidemment, mais des prérequis existent. 

Il faut en effet pouvoir avoir une connaissance fine du territoire et de son potentiel mais également des personnes, jeunes ou moins jeunes, convaincus du bienfondé de ce projet et d’accord pour se diriger vers ces nouveaux métiers. 

La tâche n’est pas si aisée quand on sait à quel point les emplois dans le secteur public attirent bon nombre de nos concitoyens africains persuadés que leur salut se trouve au cœur des cités et dans des emplois de bureau.

 

Il est donc nécessaire de leur démontrer qu’une reconversion est possible et qu’elle leur permettra de vivre d’un travail qualifié, enrichissant, porteur de développement et près des leurs.

 

 

Il est également nécessaire de construire des partenariats efficaces avec les collectivités locales mais également de mettre en place les dispositifs de formation ad hoc à destination des candidats.

 

Pays: 
Tchad
Region: 
Afrique